Les Tatamis

L’histoire du tatami

Les premières traces de la présence des tatamis remontent à plus de 1200 ans. On en constate l’utilisation comme lit, à la cour de l’empereur du Japon aux alentours de l’an 800.

Epais tapis rectangulaire réalisé à partir de couches de pailles de riz superposées et entrecroisées, le tatami affiche en surface la surface lisse d’une natte de jonc (Igusa) soigneusement tressée. Ses bords sont recouverts d’un galon de tissu, dont la composition est révélatrice du niveau social de l’hôte. La qualité de fabrication du tatami, son épaisseur, la couleur, les motifs et le luxe du galon de finition sont les indices d’un rang élevé.

Initialement réservé aux résidences des classes aristocratiques, le tatami devient rapidement le revêtement du sol traditionnel de la plupart des classes sociales japonaises à partir de la fin du XVIIe siècle. La plupart des pièces est garnie de tatamis, et l’on se déchausse totalement pour entrer dans l’habitation. De fins futons sont déroulés le soir au coucher pour la nuit, puis rangés dans la journée. En termes d’architecture et de construction, les dimensions des pièces sont pensées en conséquence, et le module de référence est le tatami, dont la taille traditionnelle est de 91 cm par 188 cm.

La tradition du tatami

Depuis des siècles, le tatami est une unité de référence en termes de dimensions d’habitations et d’aménagements d’espaces. On peut, encore à présent, visualiser sur certains plans immobiliers d’appartements, les pièces affichant le damier des tatamis.

Même si l’évolution et la modernisation de l’architecture nipponne ont peu à peu abouti à l’abandon d’une demeure totalement pensée à partir des mesures du tatami, l’attachement de la population japonaise à l’objet, symbole de tradition et de l’espace intérieur, reste encore très fort.

Il est fréquent aujourd’hui, que les japonais réservent simplement une pièce de leur résidence à cet aménagement plus traditionnel : la salle est alors conçue pour recevoir le revêtement rituel du sol (soit plancher brut, soit béton seul), et dimensionnée spécifiquement pour accueillir les tatamis ; elle est désignée sous le nom de « washitsu ». Elle sera le lieu privilégié des pratiques traditionnelles et religieuses, comme la cérémonie du thé ou l’exercice de la calligraphie.

Les propriétés du tatami

La fabrication du tatami, même si elle s’est fortement mécanisée et calibrée, reste largement artisanale. Elle aboutit à des productions relativement variées, dans les dimensions, les couleurs, les poids, les finitions.

Les propriétés initiales du tatami, raisons objectives de la généralisation de son usage, sont pour la plupart intactes. Les tatamis Futonet sont fabriqués en Extrême-Orient, selon des normes japonaises de qualité supérieure.

L’intérieur du tatami est composé de 7 couches de pailles de riz, superposées, entrecroisées et comprimées, longuement séchées, puis cuites à très haute température, et enfin fumigées. La natte de jonc qui le recouvre est soigneusement triée et tressée, elle est composée d'une double couche de jonc (« Juncus effusus » ou « herbe de Ruée »), Igusa japonais tissé.

Les tatamis offrent de nombreuses propriétés, aidant à la qualité du sommeil :

  • Ils contribuent à l’amélioration de la salubrité de l'air en absorbant le dioxyde d'azote de la pièce,
  • Ils sont des régulateurs d’humidité par leur qualité hygroscopique, absorbant et relâchant l'humidité selon le taux d’hydrométrie de l’air ambiant,
  • Leur forte densité en fait de bons isolants et est la garantie d’une surface totalement plane, préservant à la fois le matelas futon et le dos du dormeur.